mercredi 28 mars 2012

London Nostalgia

Il y a un an, à pareille date, je revenais de Londres... Que m'en est-il resté ? Beaucoup de photos, certes, et certains aspects qui m'ont marquée plus que d'autres. Je n'y suis restée que deux jours et demi, juste de quoi avoir une impression générale de la ville.

Transports

Je ne le savais pas encore, mais il y a une pointe de ridicule dans le fait de se rendre à Londres en avion à partir de Paris, quand on peut tout simplement passer de Gare du Nord (en plein Paris) à St. Pancras (en plein centre-ville de Londres) en à peine plus de deux heures.

En tous cas, j'ai réussi à avoir une combinaison de vols pas cher, l'un de la British Airways, l'autre d'une compagnie low cost dont je ne daigne même plus me rappeler le nom. Dans le premier cas, c'était nickel ! Passer, par bus, de la place Denfert-Rochereau (à côté de chez moi) à Orly s'est fait assez rapidement. Voir la tour Eiffel dans une super vue aérienne de Paris en s'envolant, c'était assez génial ! Puis le vol, d'environ 40 minutes, qui permet d'admirer la Manche d'en haut et de voir scintiller le soleil dans les rivières...

Bon, ok, les douanes c'est chiant : 10 minutes pour expliquer à un agent peu communicatif et très suspicieux que je suis une touriste qui ne va pas dans un hôtel et qui connaît son hôte à cause d'un site Internet... Il me trouvait chelou, je le trouvais relou, mais j'ai eu l'air assez candide pour qu'il me laisse finalement passer. Ensuite, j'arrivais à Heathrow, qui est relié au réseau de métro, "The Tube" !

Le retour a cependant eu des airs de catastrophe : on pense économiser de l'argent en prenant un vol pas cher, mais il faut payer pour prendre le train jusqu'au terminal à l'autre bout du monde, puis arriver à Charles-de-Gaulle et repayer le RER... c'est long et c'est là qu'on se dit qu'Eurostar (le train) aurait été tout aussi bien... À Londres comme tel, j'ai bien aimé me balader dans les transports. Après tout, leurs bus sont ROUGES !

J'ai entendu beaucoup de mal des Londoniens dans les transports mais, bizarrement, je m'y sentais très à l'aise. Une file de gens qui montent, une file de gens qui descendent, des gens affairés mais tout de même affables si on leur demande un renseignement... je n'étais pas dépaysée du tout, et ça me donnait même l'impression que le sens de la politesse québécois est plus empreint qu'on ne le croit d'un petit quelque chose de britannique.

Jardins


Les jardins de Londres valent vraiment le détour. J'ai dû prendre plus de photos de fleurs que de n'importe quoi. Regent's Park, St. Martin's Park, St. James' Park, Victoria Enbankment Park, Primrose Hill ne sont que quelques-uns parmi lesquels je suis passée. Je ne sais d'ailleurs pas quelle photo choisir pour illustrer mon sentiment d'émerveillement.


Perspective sur la ville

Je le sais, mon imaginaire est irrémédiablement kitsch. Comment s'en étonner ? j'ai été élevée en regardant Mary Poppins. Par rapport aux décors reconstruits en studio et peints minutieusement, j'ai d'abord été déçue. Ça, la ville que Julie Andrews arpente avec son manteau noir ceintré et son parapluie à tête de perroquet ? Mais non ! Il manque de toits, de ramoneurs, de magie ! Je me sens un peu nouille, mais c'est en entrant dans London Eye que j'ai retrouvé un peu du merveilleux que j'y cherchais.


Il en est donc resté ça, et beaucoup de choses encore. Camden Market, le marché construit dans d'anciennes écuries. Quelques exemples chouette de street art (graffitis). Une manif pour la paix, contre l'occupation de l'Afghanistan, juste derrière Big Ben. Buckingham Palace, son impressionnante grille et les non moins impressionnantes portes qui l'entourent, témoins du colonialisme. Les cafés plein d'ambiance et avec beaucoup d'options végé très savoureuses. Je peux d'ailleurs dire, avec un brin de défi dans la voix, que j'ai mieux mangé à Londres qu'à Paris !

mardi 27 mars 2012

La Boulette

Amateur de frites de qualité, vigilance ! Ne te laisse pas berner par les allures sympa de PoutineVille, tu y trouveras des frites comme la musique qu'ils servent : bien trop molles ! Marche quelques pas à l'est. Passé la rue Papineau, passé même de Lorimier, mais juste avant le cinéma, un endroit joli et convivial t'accueillera comme tu es. J'y ai vu autant des bourgeois discutant de Culture que des amateurs de sport, de casquette et de chemises à carreaux. Ce n'est pas incompatible, remarquez, et tous avaient un point commun : le respect du junk food bien fait et savoureux. La salade de chou, rehaussée de fenouil. Le burger, cuit à point. Les frites, chaudes, croustillantes, franchement délicieuses. J'y ai entendu du bon jazz bien fifties, un peu de pop trop ancienne pour être ringarde, un soupçon de funk old school. Les serveuses, tout comme les affiches de Marilyn et d'Elvis, arboraient d'irrésistibles sourires. À rendre complètement accro. C'est là :


Agrandir le plan

samedi 10 mars 2012

La bibliothèque publique

C'est un lieu à exploiter, vraiment. Je n'ai plus de vie, je ne fais qu'emprunter une dizaines de livres et les lire compulsivement, comme je faisais à onze ans. Les dernières découvertes: Chabouté, Quelques jours d'été; Peggy Adam, Luchadoras; Daniel Pennac, Chagrin d'école...

Ces temps-ci, je me plonge dans L'odeur du café de Dany Laferrière. C'est bon, ça se lit tout seul grâce aux petites rubriques qui dévoilent, un pan à la fois, l'animation d'un village haïtien (Petit-Goâve) dans les années '60 tel que vu par un garçon de dix ans. Tout ça devrait me mener au Charme des après-midi sans fin, dans lesquels j'ai déjà l'impression d'être plongée.

Rapide update

Travail dans une librairie parisienne. Prise de connaissance avec une petite partie du tout petit milieu queer féministe de Paris. Escapade à Londres = fun. Re-travail dans une librairie, mais seulement quelques jours. Arrivée de ma mère. Voyage en Bretagne. Retour au Québec. Soutenance de maîtrise botchée, mais satisfaisante. Recherche d'emploi. Pas de thune. Enseignement à temps très partiel. Déménagement. Grève étudiante = privée de travail. Quoi faire ? Continuer mon blog laissé en plan depuis près d'un an, bien sûr !

vendredi 25 mars 2011

Moé pis mes idées de grandeur...

Le marathon m'a menée à la rhino-pharinto-trachéite. Ben ben avancée, là, la fille...

mercredi 9 mars 2011

Le marathon

Ça y est ! C'est le moment des décomptes : il me reste moins d'un mois avant la fin de mon stage, six semaines avant mon retour à Montréal, moins de deux mois avant ma soutenance...

Du coup, je ressors ma petite habitude de faire des listes (liste des musées que je veux visiter, liste des parcs et des endroits attrayants, liste des choses à goûter encore, liste des endroits à visiter avec ma mamaman, et je n'ai pas encore osé y ajouter la liste des choses à préparer pour la soutenance !).

Chaque endroit que je visite se doit d'être réfléchi pour minimiser les regrets, parce que, logiquement, je n'aurai pas le temps de tout faire ! Du coup, je butine de coup de coeur en coup de coeur, sachant que je vais louper des endroits grandioses, mais en voulant profiter à ma manière de la ville Lumière.

Ma grande découverte du week-end dernier : le printemps arrive franchement plus tôt ici.


jeudi 3 mars 2011

Visite guidée de mon quartier

Malgré quelques déménagements successifs, j'ai réussi à habiter toujours plus ou moins le même quartier, entre le 14e et le 13e arrondissement. Un endroit ni trop tranquille ni trop affolé, dynamique et chouette, qui mérite qu'on s'y attarde.

Quand « H » m'a reçu chez lui, je passais tous les jours devant le gros minou de la place Denfert-Rochereau, lui qui doit défier les Prusses, mais qui regarde dans la mauvaise direction...


Pas loin de là se trouve la rue Daguerre, toujours animée, un peu branchée mais pas trop. Y a des endroits même un peu hors du temps dont je dois redemander les adresses à « R » ! Et pas trop loin non plus, le cimetière de Montparnasse, où plein d'artistes et de personnalités du début du XXe siècle se trouvent et à qui je suis allée dire bonjour : César Franck, Camille Saint-Saëns, Tristan Tzara, Man Ray, Eugène Ionesco, Samuel Beckett, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, Serge Gainsbourg... La tombe qui m'a le plus émue n'est pas celle du plus connu :


Robert Desnos est un poète dada, puis surréaliste (mais pas trop) qui a aussi fait de la radio, de la publicité et un paquet de poèmes cool. Il a été engagé dans la Résistance (je crois), ce qui lui a valu d'être envoyé dans les camps de concentration. Il était encore vivant à la Libération (du genre pas mort, mais pas fort) et il est malheureusement décédé peu après. Et moi je l'aime d'amour. Je lui ai fait ma déclaration et j'ai ajouté une petite pierre blanche dans le dernier « S ».

Hommes de sale caractère
Hommes de mes deux mains
Hommes du petit matin
La machine tourne aux ordres de Deibler
Et rouages après rouages dans le parfum des percolateurs qui suinte des portes des bars et le parfum des croissants chauds.
L'homme qui tâte ses chaussettes durcies par la sueur de la veille et qui les remet.
Et sa chemise durcie par la sueur de la veille
Et qui la remet.
Et qui se dit le matin qu'il se débarbouillera le soir
Et le soir qu'il se débarbouillera le matin
Parce qu'il est trop fatigué...
Et celui dont les paupières sont collées au réveil
Et celui qui souhaite une fièvre typhoïde
Pour enfin se reposer dans un beau lit blanc...
Et le passager émigrant qui mange des clous
Tandis qu'on jette à la mer sous son nez
Les appétissants reliefs de la table des premières classes
Et celui qui dort dans les gares du métro
et que le chef de gare chasse
jusqu'à la station suivante...
Hommes de sale caractère
Hommes de mes deux mains
Hommes du petit matin.


En revenant vers la place Denfert-Rochereau et en suivant le métro (aérien à partir de la station suivante), on arrive bientôt au quartier de la Butte-aux-Cailles, un endroit avec des parcs, une piscine, des rues escarpées, des crêperies et des bars, un peu « branchouille », rempli de très beaux graffitis :



À partir de là, à raison de trois jours par semaine, il y a un marché extérieur qui s'étend de chez moi (à quelques rues près) jusqu'à la Place d'Italie, où trône la très jolie mairie du 13e (ainsi que des palmiers, mais ça j'ai toujours pas compris).



Je vais parfois au marché, mais là où j'aime vraiment faire mes courses, c'est à la Biocoop. Je n'ai qu'à traverser la rue pour m'y rendre et tous les produits de ce supermarché sont biologiques. Tous ! C'est comme un gros Rachel-Berri, un peu moins ésotérique, un peu plus sympa et 30 fois moins cher. J'ai ai même trouvé une bière, la Jade (!), brassée à Bénifontaine (sans déconner !!).


Disons simplement que je m'y suis rapidement sentie chez moi.